Description
Tresser la rive was part of a collection of exhibitions and performances organized by agrégat in Longueuil, Québec. The event Manifestation Je/us brought together works under the theme Réciprocités, curated by Maude Johnson
For five-days, I collected the stems and leaves of the Pampas and Cattail plants growing along the St-Lawrence River. These were then braided together with a paper cord prepared beforehand made from grasses collected from the north shore of the St-Lawrence. The centre of the paper cord was filled with seeds of plants native to this environment. At the end of the 5th day, the braid of approximately 100 m was placed on the shore of the the St-Lawrence River.
Organisée par le centre d’artistes Agrégat, la Manifestation Je/Us est un événement artistique qui déploie un programme d’activités et d’expositions en art visuel à travers la ville de Longueuil/ Karohiatsi’kowahne, de façon à favoriser la rencontre entre l’art et les citoyen-ne-st.
Ancrée dans l’écosystème propre aux berges du fleuve Saint-Laurent, la performance Tresser la rive explore la cohabitation des plantes indigènes et des plantes dites “invasives”. Du 13 au 17 septembre au parc Marie-Victorin, de 12 h à 16 h, l’artiste réalise une longue tresse à partir de l’entrelacemet de feuilles de quenouilles, de roseaux communs et d’une corde de papier filé contenant des semences de plantes riveraines indigènes.
Introduit au Québec au début des années 1900, le roseau commun s’est rapicement répandu au bord des routes, des rivières et du fleuves. Il y côtoie des plantes indigènes comme la quenoille, dont les propriétés filtrantes permettent aux marais d’assurer leurs fonctions écologiques. Dans la tresse, l’artiste ajoute è ces végétaux un papier qu’ell a fabriqué pour l’occasion, voué à se décomposer sur la berge pour y libérer ses précieuses graines. Alliant différents territoires, le papier réunit des graminées de la pointe de Moisie- ramassées dans le cadre d’une résidence artistique sur la Côte-Nord en 2024 – avec du gampi, une fibre végétale utilisée dans la fabrication de papier artisanaux japonais. La tresse est laissée sur place au terme de la performance, déployée sur la rive d’où elle provient.
Statement
La performance, Tresser la rive est une réflexion sur l’écosystème faunique de la rive du St-Laurent. Le roseau commun a été introduit au Québec comme plante décorative au 19e siècle. Graduellement, il s’est étendu et on peut le voir au bord de nos routes, nos rivières et le fleuve, côtoyant les plantes indigènes comme la quenouille. Pendant cinq jours l’artiste a fait une longue tresse au Parc Marie-Victorin composée de feuilles de quenouilles, de roseau commun et d’une corde de papier filé. Il s’agit d’un papier que elle a fabriqué à partir de graminées ramassées dans une résidence d’artiste l’an passé sur la côte nord à la Pointe de Moisie, ainsi que des fibres gampi utilisées au Japon depuis des siècles pour faire des papiers fins. À l’intérieur de cette corde de papier, l’artiste intègre les semences de plantes riveraines indigènes. La tresse était placée au bord du fleuve à la fin de la performance.
Tresser la rive (Braiding the Shore) is a reflection on the ecosystem of the St. Lawrence River bank. Pampas grass was introduced to Quebec as a decorative plant in the 19th century. It gradually spread and can now be seen along our roads, rivers, and the St. Lawrence, alongside indigenous plants like cattails. Over the course of five days at Marie-Victorin Park, the artist created a long braid composed of cattail leaves, common reed, and a spun paper cord. This paper was handmade by the artist using grasses collected last year during an artist residency at Pointe de Moisie on the North Shore, combined with gampi fibers—which have been used in Japan for centuries to create fine papers. Inside this paper cord, the artist integrated seeds from native shoreline plants. At the end of the performance, the braid was placed along the shore of the river.












